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Les médias belges réclament que Patokh Chodiev, un oligarque uzbek établi à Londres avec nationalité belge, est celui qui a changé le code pénal belge parce qu’il était le premier qui bénéficiait des changements.

OSI est maintenant capable de prouver que le premier bénéficiaire du changement a été le colosse français Société Générale, qui a été de loin plus intéressé que Chodiev de changer la loi. Pour la banque française, ca était simplement une question de survie.

L’ancien Président français Nicolas Sarkozy et l’ancien Vice-Prime-ministre belge Didier Reynders ont lutté laborieusement pour amender le Code de Procédure Pénale belge pour aider Société Générale de rester propre. C’est une histoire de voir comment une banque très puissante et exerçant une remarquable influence a changé la loi belge pour éviter un scandale énorme et possible la faillite.

Il est aussi digne d’être mentionné que, grâce à une très puissante campagne de PR, Société Générale a réussi se maintenir loin de l’œil public, en encadrant le scandale d‘une telle manière pour apparaitre que Chodiev est derrière de ce changement légal. D’ici, la Kazakhgate, une histoire que les medias belges ont alimenté constamment leur public. Etant en même temps riche et lointain, Chodiev est devenu ainsi le parfait bouc émissaire.

 

Le Premier Bénéficiaire

Le14 Avril 2011, le Parlement Belge a voté une loi qui amendait le Code de Procédure Pénale. Conformément à la loi, il devenait possible, à partir du 16 Mai 2011, d’entrer en transactions avec le Procureur Public pour cesser la poursuite publique des infractions dans toutes les étapes de la procédure pénale.

Une fois la transaction avec le Procureur Public a été conclue et exécutée, les poursuites pénales étaient finies. Comme le paiement fait conformément à cette transaction n’est pas une sanction, la transaction n’apparait pas dans le registre judiciaire. En autres mots, l’infracteur est nettoyé de toutes les chefs d’accusation, et son casier reste propre.

La première telle transaction qui a s’est déroulé a eu lieu en Anvers le 10 Juin 2011, entre la Procureur Public et la Société Générale. La banque française était sous investigation pénale pour prétendues fraudes. Conformément aux procureurs, Société Générale coordonnait au moins 20 compagnies belges dans un schéma frauduleux impliquant blanchiment d’argent et autres fraudes fiscales.

La banque a conclu une transaction avec le Procureur Public en Anvers, a payé 40 millions Euro et est sorti de l’infraction.

Il est intéressant de remarquer que les medias belges ont présenté cette transaction comme étant la deuxième qui a été conclue après le 16 Mai 2011. Conformément à La Libre Belgique, par exemple, la transaction de Société Générale venait après la transaction de Chodiev connue comme Kazakhgate: http://www.lalibre.be/

 

societe generale

Toutefois, dans son intervention dans la Chambre des Députés le 23 Novembre 2016, le Ministre belge de Justice, Koen Geens, a déclaré clairement que Société Générale a conclu une transaction avec le Procureur Public en Anvers, et que cette transaction a été ecrite en 10 Juin 2011, une semaine avant la transaction Chodiev.

 

koen green 2

En effet, la transaction concernant Société Générale a été envoyée pour approbation le 30 Mai 2011, juste deux semaines après que la loi concernant les transactions élargies avait entré en vigueur.

 

koen green 1

Par conséquent, il n’y a aucun doute que Société Générale a été le premier bénéficiaire du changement dans le Code belge de Procédure Penale. Cette information fournie par le Ministre belge de Justice en Novembre 2016 n’a pas jamais été disséminée par les medias, ce qui suggère que Société Générale a utilisé son influence pour se maintenir en dehors de l’œil public.

La Connexion Française

 

Le CEO de Société Générale à ce moment était Frédéric Oudéa, un ami du Président français Nicholas Sarkozy. En 1993 Oudéa est devenu un membre du gouvernement français comme conseil technique de Sarkozy, qui était alors le Ministre du Budget et Communication.

(source: https://fr.wikipedia.org/).

Tous les deux Oudéa et Sarkozy partagent une ascendance Hongroise.

Oudéa a été aussi ami de François Pérol, qui en 2011 a été assistant du secrétaire général du Président Sarkozy (source : http://tempsreel.nouvelobs.com/).

Afin d’éviter une inculpation pénale qui était dévastatrice pour Société Générale, Frédéric Oudéa a eu le support du Président Sarkozy. Tout qu’il était nécessaire c’était un ami belge pour changer la loi pénale en Belgique.

 

L’Ami Belge

Et, bien sur, un ami belge est venu pour le sauvetage. Il était Didier Reynders, à ce moment le Vice-Prime-ministre dans le Gouvernement belge et Ministre de Finances.

Reynders et Sarkozy sont véritablement de bons amis. En 2007, André Gilain a écrit une biographie de Didier Reynders. La préface est écrite par aucun autre que Nicholas Sarkozy lui-même, qui écrit : ”Didier est mon ami, et je suis fier être le sien.” De sa part, Reynders ajoute: “Au-delà, il [Sarkozy] est un ami, je le connais de plusieurs années : même depuis il n’était pas dans une haute fonction et dans cette où il est aujourd’hui. » (source: http://ptb.be/)

Ainsi que-est qu’ils peuvent les ami faire l’un pour l’autre ? Apparemment, beaucoup de choses.

Yves Leterme, à ce temps le Premier ministre belge, avouait publiquement: “C’était un problème politique très importante. Il [Reynders] a été très actif dans cette affaire, et a pris dans son cœur la transaction élargie. »

De plus, tous les MPs belges ont reconnu que le Gouvernement les a pressés pour voter pour la transaction élargie.

On y avait, bien sur, une question d’urgence. Société Générale devait être sauvée d’inculpation. Sarkozy, Oudéa et Reynders n’ont pas hésité faire ca. Apres tout, c’était « un problème politique très importante ».

 

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